Une lecture historique de la continuité féodale du pouvoir, des fonds spéciaux de Matignon à la fortune suisse de Raymond Barre.
Juan BrancoTexte Telegram — 29 août 2020

À propos de l'ouvrage
Longtemps, les premiers ministres sont "partis avec la caisse". Littéralement. Les fonds spéciaux attribués à Matignon (résidence du premier ministre), des centaines de millions de francs en argent liquide directement imprimés par la Banque de france, leur était laissés à la fin de leur mandat. Ces sommes servaient notamment à payer leurs conseillers, qui n'étaient pas déclarés, mais aussi à vivre grand train. C'était la France féodale, où l'on assumait l'illégalité et la nécessité de "faire tourner la planche à billets" pour faire tenir le pouvoir (les entreprises publiques, et notamment ELF, jouant un rôle cardinal dans ce système de corruption généralisée, aux côtés des rétrocommissions issues des contrats d'armement). La pratique a duré jusqu'en 2002 officiellement. Depuis, la rapine s'est installée de différentes façons. Claude Guéant a été condamné pour avoir utilisé les fonds similaires disponibles à l'intérieur, alors qu'il dirigeait le cabinet de Sarkozy, Macron a utilisé par centaines de milliers d'euro les frais de représentation de Bercy (ministère de l'économie) pour se faire adopter du petit Paris, des gamins de 22, 23 ans, n'ayant jamais travaillé de leur vie, et pas encore diplômés obtiennent voiture de fonctions, gastronomie étoilée, sécrétaires et salaires indécents grâce à leur poste de conseillers, qui leurs permettent ensuite de devenir députés, ministres... et portes paroles du gouvernement. Et il n'est jamais enquêté à ces sujets. Ici, Raymond Barre, premier ministre qui a incarné la rigueur sous Valery Giscard d'Estaing. Avant de placer l'argent avec lequel il partit de Matignon en Suisse. https://www.lepoint.fr/politique/la-fortune-secrete-de-raymond-barre-decouverte-en-suisse-02-07-2019-2322290_20.php?fbclid=IwAR126fR-agucO9ZT2Sr-8ywb97Zyv4DgjAe-4K7PJqg6GbAoI5WlIe0jLik Avec cet argent fut notamment achetée cette splendide villa. Ses enfants, pour éviter d'avoir à payer des taxes sur la plus value lorsqu'ils la revendirent, créerent une holding au Luxembourg. Cet argent, qui fut le nôtre, devint le leur. Nous sommes en 2020, 13 ans après la mort de Raymond Barre et 39 ans après la fin de son mandat. "L'enquête est toujours en cours". La photographie Telegram exacte jointe au message 10 est désormais conservée ici sans recadrage ni recompression. Le lien de la fiche renvoie au premier message public de cette séquence.
- Auteur
- Juan Branco
- Année
- 2020
- Éditions
- Texte Telegram — 29 août 2020
- Langue
- Français
- Format
- Fichier en libre accès


































































































