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Nos priorités
Protéger
Libérer
Lutter
Souverainiser
Investir
Pacifier
L’urgence
La France est à l’agonie et contemple sa mort. Les privilèges, l’impunité, la corruption et le pillage ont mis fin à son indépendance et à sa souveraineté. La prédation est favorisée par l’organisation en factions de notre société. Il nous faut donc rendre au peuple sa voix et les instruments de son émancipation. Face à ceux qui chercheront à préserver leurs intérêts au détriment de la nation, il nous faudra lever les obstacles administratifs et bureaucratiques. Face au tir de barrage médiatique et aux personnes de bonne foi, il nous faudra présenter un programme d’action clair, que l’élection ou la révolution légitimeront. Nous proposons l’adoption par référendum des mesures de rupture constitutionnelles et législatives dans les six mois qui suivront l’accession au pouvoir. Cette redistribution rapide des cartes, transparente et annoncée, permettra d’ancrer les principes de souveraineté populaire, de démocratie directe et de respect des intérêts fondamentaux de la nation au cœur de l’État et de la société. Elle garantira le pluralisme de notre société politique, offrant à tous des moyens d’expression et de participation à la vie publique, permettant la résurgence d’un espace public sain, libéré de toute influence oligarchique, tout en proposant au peuple des moyens de contrôle directs sur leurs dirigeants. Ce cadre présidera à la délibération de l’ensemble des autres normes et décisions que nous nous proposons de faire adopter.
Souveraineté
Référendum fondé sur l’article 11 de la Constitution proposant :
Démocratie
Référendum fondé sur l’article 11 de la Constitution proposant :
Référendum fondé sur l’article 11 de la Constitution proposant la convocation d’une assemblée constituante dotée d’un mandat de 12 mois, composée d’élus sur liste proportionnelle au deux-tiers et sur tirage au sort au tiers, dotée d’un pouvoir référendaire interlocutoire, et chargée d’élaborer une constitution proposant la :
Référendum fondé sur l’article 11 de la Constitution proposant :
Note 1 — Les référendums révocatoires proposés devront être adoptés à la majorité de deux tiers ou seront regroupés et soumis au vote majoritaire à chaque tiers de mandat, ou en cas de mise en jeu de son veto. Ils devront se rattacher à un acte spécifique.
Note 2 — Réorganisation des fonctions législatives, avec trois options : 1) Création d’une chambre basse chargée de débattre les propositions législatives n’étant pas d’origine exécutive, avec vote conforme au sein de la chambre haute. Création d’une chambre haute absorbant le Sénat et le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE), qui sera en mesure de faire des propositions de loi, débattues par la suite au sein de la chambre basse. Elle détiendra le duopole de l'initiative à ce sujet, aux côtés des RIC ; Concernant la chambre haute : fonctionnement “à l’athénienne” avec un tirage au sort des 200 représentants tous les vingt-quatre mois. Concernant la chambre basse : élection à scrutin proportionnel sur listes à un tour pour 200 députés, au scrutin uninominal à un tour pour 101 députés sur les circonscriptions départementales, et au scrutin uninominal à un tour pour les treize députés des DROM-COM. 2) Suppression du Sénat et de l’Assemblée nationale, création de 14 500 agoras réparties sur le territoire (3 500 citoyens par agora pour 50 millions d’électeurs 3) Fusion du Sénat et de l’Assemblée nationale en une Chambre du peuple, à scrutin mixte.
Société
Référendum interlocutoire de l’Assemblée constituante proposant :
Référendum interlocutoire de l’Assemblée constituante proposant la :
Référendum interlocutoire de l’Assemblée constituante proposant alternativement :
Référendum interlocutoire de l’Assemblée constituante proposant alternativement :
Fin de l’impunité
Référendum fondé sur l’article 11 de la Constitution proposant :
Gouvernance
République
Géographie des pouvoirs
Les décisions
Par le secrétaire général de la Présidence de la République :
Haute-fonction publique
La Justice
Notre système judiciaire est en état de mort clinique. Les délais indécents nourrissent une conflictualité croissante là où la justice est censée purger les violences au sein de la société. L’absence de contrôle démocratique de l’action des magistrats couplé aux dysfonctionnements, compromissions et impunités sélectives ont entrainé une perte de confiance à l’égard des magistrats et une perte d’autorité de l’institution judiciaire. La recherche de la vérité et la protection de l’innocence s’éloignent. La corruption, le pillage, la délation et l’impuissance accablent. La démocratisation de la justice, par la réintroduction massive de jurés citoyens, l’adoption d’une politique pénale par un Procureur de la nation, le retour de l’oralité, des peines courtes, la simplification du droit civil, auront pour objectif de fonder une justice digne de ce nom et de mettre fin aux dérives inquisitoriales de notre système, à son impuissance et à sa perte de crédibilité.
L’Intérieur
La légitimité des forces de l’ordre est largement remise en question. La perte de contrôle sur des pans entiers du territoire, gangrénés par des structures mafieuses, leur instrumentalisation politique, flagrante, s’est ajoutée à des difficultés de fonctionnement majeures, liés à des mauvaises attributions de moyen, de graves problèmes de formation et la domination d’un syndicalisme policier cogestionnaire qui contrôle les carrières. La destruction des filières d’enquête, le manque de transparence et de suivi des procédures, l’éloignement des forces de l’ordre des populations, la politique du chiffre et la perte de contrôle liée à l’explosion de la consommation et du trafic de stupéfiants, le manque de moyens douaniers et de contrôle aux frontières, notamment portuaires, ont fini d’assombrir ce tableau qui impose une refondation radicale.
L’Extérieur et la Défense
La paix est menacée, la France a perdu toute influence sur la direction du monde, l’usage de notre langue s’effondre en dehors des pays francophones, et notre armée n’est pas préparée aux conflits de demain. Incohérente, la politique étrangère de la France a alterné entre suivisme, impensés et improvisation, faute d’un cadre doctrinal et d’une vision. Jusqu’à mettre en danger ses populations. Il nous appartient de procéder à une planification sur le long terme permettant de gagner à nouveau le respect de nos interlocuteurs, de basculer d’un modèle d’armée fondé sur le corps expéditionnaire à la conscription, et de développer une politique de coopération et d’alliances bilatérales pleinement indépendante, centrée sur la défense des souverainetés des peuples et des intérêts de notre nation.
L’Économie
Nos services publics sont en chute libre, notre appareil productif s’effondre, la création de valeur ajoutée est devenue quasiment impossible pour les petites et moyennes entreprises, la fraude s’est généralisée, la bureaucratisation et les charges impositives sont devenues insupportables, tandis qu’une culture de la subvention, du formulaire et de la consommation se sont installés. L’accouplement à la mondialisation, la financiarisation de l’économie et l’abandon de notre politique monétaire ont créé des bulles artificielles et des cycles spéculatifs qui menacent à tout moment de mettre à terre notre pays. Des élites compradors en ont profité, pillant nos ressources et jouant le rôle de passeurs au profit d’acteurs étrangers, accaparant des sommes délirantes. L’absence de contrôle sur nos politiques douanières et commerciales a créé des déséquilibres abyssaux qui ont détruit notre industrie, au détriment de l’environnement et des droits sociaux. L’allègement de la contrainte étatique et du poids de l’État sur la production nationale, la reprise de contrôle sur les secteurs stratégiques afin de planifier, sur le temps long, les investissements les plus essentiels à la nation, la simplification de l’administration, le rétablissement de droits douaniers et des mesures de transparence, de contrôle de la dépense et une réinvention de notre modèle fiscal s’imposeront.
Grandes orientations
Gestion de l’État
Fiscalité et prélèvements
Social
Travail
Commerce
Marchés et système bancaire
Industrie
Note 3 — Rendement estimé à 80 milliards d’euros annuel.
Note 4 — À titre d’exemple, l’importation des fleurs coupées dégrade la balance commerciale de 462 millions d’euros chaque année.
Le Numérique
La France, grand pays scientifique, a progressivement gangréné les piliers qui assuraient sa souveraineté technologique, en particulier dans le domaine du numérique et des télécommunications. Colonisée à toutes les échelles, la France a dispersé des moyens indécents dans le développement d’une « start up nation » qui n’a produit aucun résultat, et nous a fait perdre dix ans. La prise de contrôle par des entités étrangères des réseaux de communication, des plateformes publiques, du logiciel, des matériels, nous a fait perdre le contrôle sur le débat public et sur notre tissu économique. Le développement d’une politique industrielle d’État, qui protège les droits de ses citoyens, la souveraineté de l’État et de ses acteurs économiques, nourrira une stratégie de remontée de filières afin d’obtenir, à vingt ans, une maîtrise intégrale des processus d’élaboration, production et commercialisation de biens et services technologiques de pointe, assurant à notre pays une autonomie numérique. Il s’accompagnera d’un investissement majeur dans la robotique, le développement des biotechnologies et la recherche fondamentale.
L’Instruction
Il n’est pas nécessaire de revenir sur la catastrophe qui frappe l’instruction en France. L’absence d’investissement dans la recherche et développement publique s’est accompagnée de la distribution de prébendes au secteur privé et une politique de sous-traitance et de privatisation de la formation continue, privant de débouchés les chercheurs et fragilisant l’ensemble de l’instruction en France. L’absence de valorisation des métiers de l’enseignement ont fini de faire perdre tout sens aux promesses méritocratiques républicaines, et amené à des effets d’éviction croissants dans le primaire et le secondaire au profit de structures privées au niveau aléatoire et à la sélectivité sociale marquée. La refondation d’un service public intégral de l’instruction, l’investissement dans l’université et la recherche publique, la revalorisation salariale des enseignants du secondaire et du supérieur, la réduction du nombre d’élèves et le changement de modèle éducatif doivent s’accompagner d’un renforcement de l’exigence, d’un recentrement de l’enseignement sur les disciplines fondamentales et d’une réduction des offres et dispositifs de formation. Grande réorganisation de l’administration centrale et des structures déconcentrées, avec allègement des structures de décision, accroissement de la présence des enseignants dans les structures de décision, suppression de l’ANCT, CNDS, DRAJES, CESER, nomination des recteurs par le ministre…
Supérieur
Secondaire
Primaire et antéprimaire
La Santé
Le système de santé public français était le plus performant au monde. Aujourd’hui, les hôpitaux sont débordés, les déserts médicaux se sont généralisés, de nombreux citoyens français doivent attendre des moins avant d’obtenir des rendez-vous médicaux de base, des pénuries concernant des médicaments de base frappent régulièrement le pays, les dépassements d’honoraires se généralisent et la formation médicale connaît une crise chronique. La remise en question de la gestion par les autorités du COVID19 et la suspension massive de personnels soignants ont créé une défiance persistante qui va bien au-delà de la seule question des vaccins. Le rétablissement d’un service public de la santé universel, égalitaire et accessible à tous les citoyens, sans condition de ressources, financé notamment par la suppression des complémentaires et mutuelles privées, la fin des dépassements d’honoraires, la réduction de la bureaucratie, accompagneront une politique de développement concernant la production médicamenteuse, une refonte de la prescription et de la formation des soignants.
Le Handicap
Le nombre de personnes souffrant d’invalidité a cru à mesure que la reconnaissance du handicap s’étendait, amenant à une saturation des structures d’accueil et de soin qui s’ajoutent à la crise du troisième âge et au manque persistant de prise en charge des affections psychosociales. Une réétatisation de la politique d’accompagnement, de soin et d’insertion des personnes souffrant de handicap permettra d’assurer une meilleure prise en charge, ainsi qu’une simplification du suivi et de l’accès aux dispositifs d’aide existants. Ils s’accompagneront d’une politique de prévention et d’intégration renforcés.
La Protection de l’enfance
La protection de l’enfance est le parent pauvre des politiques publiques, malgré les importantes sommes englouties chaque année dans le domaine. Le choix d’une politique du tout-placement, la départementalisation de la protection de l’enfance, les nombreuses incohérences dans les politiques de formation et de suivi s’ajoutent à la grande précarité et vulnérabilité des populations concernées. La lutte contre la pédocriminalité et la réintégration de l’ASE dans le giron étatique doivent s’accompagner d’une homogénéisation des politiques publiques en la matière, par la création d’un code de l’enfance simplifiant et rendant lisible les normes applicables. La protection des enfants placés, notamment au sein des foyers, et la lutte contre les réseaux de traite d’êtres humains doivent s’accompagner d’un contrôle accru par les citoyens, et une sensibilisation aux conséquences des violences intrafamiliales et sexuelles pour l’ensemble de la société.
L’Agriculture, le Vivant et la Mer
La France n’est plus souveraine alimentairement. Dans le même temps, ses sols s’appauvrissent, ses agriculteurs peinent à survivre, les polluants permanents génèrent une inquiétude croissante, les produits importés et transformés gagnent en parts de marché, créant une crise de la santé publique, le libre-échange amenant à une concurrence féroce doublée d’une dépendance à l’exportation qui renforce l’exploitation industrielle du vivant et des cultures. La création de droits sociaux pour les agriculteurs, la simplification bureaucratique par l'adoption d'un modèle d'aides et de subventions à la Suisse, la réduction de l’industrialisation agricole, priorisant l’autonomie alimentaire et la qualité des productions doivent servir de préalables au lancement d’un plan décennal de transition agricole vers un modèle souverain visant le bien-être de nos agriculteurs et l’harmonie avec notre environnement.
Note 5 — En Suisse, ces critères généraux sont : contributions au paysage cultivé, à la sécurité de l’approvisionnement, à la biodiversité, à la qualité du paysage, au système de production, à l’utilisation efficiente des ressources et à la transition). 40% sont donnés au titre de la contribution à l’approvisionnement, 19% au paysage cultivé, 18% au système de production, 16% à la biodiversité, 5% à la qualité de paysage…
Les Arts et la Communication
La France ne rayonne plus. Ses écrivains contemporains ne sont plus lus à l’étranger, ses films peinent à s’exporter, sa langue ne déborde plus de ses frontières naturelles. De façon plus générale, les artistes français semblent relégués, embourgeoisés par une culture de la subvention qui continue pourtant d’en précariser beaucoup, tandis que la société, absorbant toujours plus de contenus standardisés et formatés par des normes étrangères, perd ses attributs civilisationnels. Dans le même temps, l’espace médiatique et informationnel, profondément vérolé et corrompu, ne semble être plus qu’une arène qui serve à des règlements de compte oligarchiques où la vérité n’est plus. Rendre le contrôle des citoyens sur la production de l’information, remettre à plat le modèle de production et de diffusion des contenus artistiques, permettre la renaissance d’une production nationale exigeante en mettant fin à la concurrence des plateformes étrangères et leur contrôle sur les contenus qui sont consommés sur le territoire ; assurer un financement citoyen de la création doivent être les préalables à une relance d’une politique d’influence, passant par la formation artistique et financée par la recentralisation des politiques dites culturelles.
L’Énergie, l’Écologie et les Logements
Les politiques écologiques Françaises ont paradoxalement été centrées sur la réduction des émissions carbone, alors que la France est un émetteur mineur de CO2. Dans le même temps, la réduction de la part du nucléaire, favorisant les énergies intermittentes a paradoxalement entrainé une importante production importée d’émissions de gaz à effet de serre, aggravée par la sous-traitance de notre appareil productif. Il sera mis fin à l’incohérence de nos politiques énergétiques par un investissement massif et ordonné à l’échelle du siècle dans des infrastructures de production durables. La priorité des politiques écologiques sera mise sur la protection du vivant, la réduction de la dépendance aux énergies fossiles et importées et l’électrification des usages. L’adoption de nouvelles politiques monétaires éclatera les bulles spéculatives qui se sont formées dans le secteur du logement et aura pour objectif d’assurer la mixité sociale, et générationnelle, au sein des grandes villes, ainsi que la réhabilitation des centre villes, la lutte contre la corruption des bailleurs sociaux, la priorisation des ménages les plus modestes et la simplification normative, mais également la recherche d’une fluidité sociale accrue.
L’Europe (transition)
La sortie de l’Union Européenne et de l’euro, soumise à référendum, exigera, le cas échéant, de procéder à l’adoption de politiques de transition afin d’éviter tout choc économique, normatif et social.
L’Administration et le Politique
L’État doit à nouveau avoir les moyens de ses ambitions, et reconcentrer une grande partie de politiques déléguées en un foisonnement d’agences, institutions et collectivités décentralisées qui font perdre toute cohérence et en conséquence, toute autorité aux politiques publiques, générant par ailleurs un doublonnage coûteux. La rationalisation des échelons administratifs et électifs permettra une plus grande lisibilité des circuits de décision, et donc un contrôle démocratique accru par la citoyenneté. Il s’accompagnera d’une plus grande accessibilité et d’un renforcement de la fonction publique d’État afin de servir les Français.
« Il est le vent qui se lève, et qui nous fait tenter de vivre. »
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